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Le jeudi 19 décembre 2024, une rencontre importante s’est tenue entre les autorités du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, et le chef de secteur de Babuyu en territoire de Kabambare, au Maniema. L’objectif principal de cette rencontre était de discuter des nombreux défis auxquels sont confrontées leurs chefferies respectives. Cette démarche collective a été menée par les autorités de ces deux entités qui souhaitent s’attaquer à plusieurs problèmes pressants. Parmi les préoccupations majeures, figurent les atrocités commises dans le village de Lwiko. Ces violences avaient opposé une semaine auparavant les wazalendo d’auto-défense Buyu aux membres de la CNPSC Babembe, ce qui oblige les gouvernements provinciaux à intervenir. « En plus, plusieurs infrastructures sont dans un état de délabrement avancé rendant l’accès quasi impossible dans la zone, tandis que la présence de groupes armés, tant locaux qu’étrangers, continue de semer la terreur parmi les populations civiles à cette limite entre le Sud-Kivu et le Maniema. J’ai profité de l’occasion pour sensibiliser à la paix et à la cohésion sociale entre nos deux communautés, Bembe et Buyu » a indiqué l’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalondji Badibanga en déplacement dans le secteur de Babuyu.

Le Chef du secteur Buyu au Maniema Gervais Yanda Mpungu Omari a souligné que la situation sécuritaire dans la région peut être considérée comme relativement stable. « Cela est vrai malgré la présence de quelques zones où des incidents d’insécurité sont rapportés sporadiquement et qu’en raison de l’approche des festivités du nouvel an, il est impératif de prendre des mesures préventives et de consolidation de la paix » a-t-il ajouté. Ainsi, les participants à cette réunion ont convenu qu’il est nécessaire de mettre en place un dispositif de sécurité renforcé. Ce dispositif sera stratégiquement déployé dans les lieux considérés comme des points névralgiques, afin de garantir la sécurité et la tranquillité pendant les célébrations.

Situation humanitaire précaire dans la zone selon la société civile

Face à cette situation qui ne favorise pas le développement et occasionne une situation humanitaire précaire, la coordination de la société civile du Maniema antenne de Luhiku a tiré la sonnette d’alarme face à une situation humanitaire de plus en plus préoccupante dans la zone avec les déplacements massifs de population de villages environnant a Luhiku laissant de centaine de ménages livrés à eux-mêmes dans des conditions dangereuses dans les forêts.

les déplacements en cascade ont affecté une grande partie de la population , cette dernière se retrouve en brousse, tandis que d’autres se sont installés au village Kimanu , voire Nyembo. On estime que plus de 2000 ménages sont actuellement en déplacement, cherchant désespérément un refuge et une assistance.

 L’autorité territoriale a lancé un appel important aux populations locales ainsi qu’aux groupes armés d’autodéfense de Fizi et Kabambare. Elle les a encouragés à placer la paix au premier plan de leurs priorités. Par ailleurs, un appel a été lancé aux personnes qui ont fui leur milieu d’habitation, les exhortant à revenir chez elles. Cette initiative vise à promouvoir un climat de sérénité et à rétablir un environnement propice au développement social et économique de la région.

Face à cette situation critique, la société civile a lancé un appel pressant aux autorités et aux organismes humanitaires pour qu’ils interviennent rapidement. Il demande aux autorités de restaurer l’autorité de l’État dans la zone et d’assurer la sécurité des populations déplacées. De plus, il sollicite l’aide des humanitaires pour fournir une assistance d’urgence à ces personnes dans le besoin.

Signalons que la réconciliation et la restauration de la paix sont considérées comme des étapes cruciales pour assurer un avenir prospère dans une entité.

Par Masemo Balole et Sylvain Fize Mukadi – Radio Ndenga News

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