
Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a organisé, ce vendredi à Kalemie, un atelier de redynamisation du comité de suivi des violations des droits de l’homme commises par les agents de la Police nationale congolaise (PNC).

Ce comité, dont les réunions mensuelles reprennent officiellement, a pour mission de lutter contre l’impunité, d’assurer le suivi des cas de violations et de faire en sorte que les agents de police impliqués dans de tels actes répondent de leurs comportements conformément à la loi.
Intervenant lors de cette rencontre, le ministre provincial de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Me Jonson Kasongo, a insisté sur le fait que les forces de l’ordre doivent incarner la discipline, car elles représentent l’image de la République. Il a souligné que ce cadre d’échange régulier permettra au gouvernement provincial d’être informé des cas traités, de suivre les procédures engagées et de veiller à ce que les auteurs présumés soient poursuivis et sanctionnés en fonction de leur degré d’implication.

Pour sa part, Madame Olivia Esiso, officier des droits de l’homme au BCNUDH, a salué l’implication des autorités étatiques dans le processus. Elle y voit une garantie de durabilité et une nouvelle dynamique pour lutter efficacement contre l’impunité. Elle a également annoncé que des mesures seront prises pour faciliter la dénonciation d’abus et de violations des droits humains impliquant des agents de la PNC.

L’atelier a réuni des représentants des autorités administratives, judiciaires et militaires, des agences du système des Nations Unies ainsi que des organisations de la société civile locale. Tous ont réaffirmé leur engagement à défendre et à promouvoir les droits humains. En effet, comme rappelé au cours des échanges, l’État et ses représentants à tous les niveaux sont les premiers garants du respect des droits de l’homme.
Par Juvénal Mudimbi ✍️

