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La ville d’Uvira dans la province du Sud-Kivu a vécu un moment de recueillement et de mémoire le samedi 2 août 2025, en honorant les victimes des massacres de Kakungwe. La cérémonie, qui s’est tenue sur la place « chez Kanefu » dans la commune de Mulongwe, a rassemblé la population et plusieurs dignitaires, soulignant la volonté de ne pas oublier cette page sombre de l’histoire du Sud-Kivu.

Parmi les personnalités présentes, on notait la présence du gouverneur de province, le professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, du président de l’Assemblée provinciale, Feston Kabeza Zihindula, et du maire intérimaire de la ville, Kifara Kapenda Kik’y. Leur participation a conféré à l’événement une dimension officielle et a rappelé l’engagement des autorités.

Prenant la parole, les responsables de la société civile, Néné Bintu et Mafikiri Mashimango, ont salué l’institutionnalisation de cette journée par le président de la République, une victoire longtemps attendue pour leurs organisations. Cependant, ils ont déploré le fait que, trois décennies après les massacres de Kakungwe, les habitants d’Uvira continuent d’être victimes de violences et de violations des droits de l’homme. Ils ont lancé un appel fort : « 30 ans de massacres suffisent ! »

Les deux figures de la société civile ont exigé que justice soit rendue aux victimes et à leurs familles. Ils ont également regretté que des auteurs présumés d’atrocités dans l’est du pays soient souvent promus à des postes stratégiques, un fait qui contribue au sentiment d’impunité.

Le temps fort de la cérémonie a été les témoignages poignants de survivants et de témoins oculaires des massacres. Ils ont raconté les exécutions injustes commises par les militaires du RCD à Katogota, Lemera, Kiliba et Uvira, rappelant que même des prêtres et des pasteurs ont perdu la vie.

En réponse à ces appels, le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki a promis que justice serait faite. Rappelant la volonté du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, le gouverneur, qui se définit lui-même comme un expert en droits de l’homme, s’est engagé à ce que les responsables de ces massacres soient arrêtés, jugés, condamnés et emprisonnés.

Pour rappel, les événements tragiques de Kakungwe remontent au 11 mai 1997. Ce jour-là, des centaines de civils participant à une marche pacifique ont été tués par des éléments du RCD, sous l’autorité de l’administrateur du territoire de l’époque.

Par Françoise Bukuru/Ndenga News Uvira

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