
Bientôt la Province du Tanganyika sera renforcé en gouvernance locale et en promotion de la cohabitation pacifique entre communautés longtemps déchirée par les rivalités autour de l’autorité coutumière, des litiges fonciers et des limites administratives, des conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs.
Ces tensions ont durant des décennies fragilisé la cohésion sociale, entraîné des déplacements de populations et
compromis le développement.
Après ce large constat, Congo Initiative -Université Chrétienne Bilingue du Congo met en œuvre ce projet majeur connaît l’appuie financier et technique du PNUD.
Ce projet a été lancé officiellement devant les parties prenantes, autorités coutumières, politico-administratives, éleveurs et cultivateurs, société civile ainsi que les médias pour la sensibilisation.

Selon Monsieur, Victor EZAMA assistant projet au Congo Initiative, ce projet contribuera à réduire les tensions liées aux affaires coutumières et foncières: » le CI-UCBC, vient de lancer ce projet phare suite à l’expérience réussie menée à Nyunzu (2021-2023) avec la mise en place des registres communautaires et le développement
des chartes foncières locales et, qui ont déjà démontré leur efficacité pour sécuriser les terres
des communautés locales et prévenir les conflits. Avec le grand partenaire PNUD, nous sommes convaincus que nous reduirons plusieurs conflits coutumiers et fonciers » a-t-il déclaré.

Le responsable du PNUD Tanganyika, a insisté sur l’accompagnement et l’appropriation des parties prenantes, surtout les chefs coutumiers qui sont autorités des secteurs ciblés. Pour lui, ce projet vient compléter les autres qui ont déjà existé dans la Province du Tanganyika.
Pour la société civile, le coordonnateur Modeste Kabazi, représentant tous les participants reste convaincu que ce pas est une nouvelle ère dans la gouvernance provinciale : « la volonté de ce projet est de répondre concrètement aux instabilités liées aux affaires coutumières et foncières dans le Tanganyika ».
le projet prévoit : le renforcement des capacités des institutions étatiques et coutumières ;
L’opérationnalisation des Commissions Consultatives de Règlement des Conflits coutumiers (CCRCC), prévues par la loi mais souvent inactives ;
La revitalisation des mécanismes communautaires de prévention et de résolution des
conflits.
Par Jérôme BATANGE/ Ndenga News.

