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À Kisangani dans la province de la Tshopo, les étudiants de l’Institut Facultaire des sciences agronomiques de Yangambi, IFA, étaient en colère contre la décision de professeurs de leur institution de partir en grève, laquelle grève déclenchée le 09 décembre dernier par les syndicats des enseignants de l’ESU à Kinshasa.

Les étudiants en colère ont souligné qu’ils devraient commencer leurs examens de deuxième session fin décembre 2024. Ce lundi 16 décembre 2024, à leur grande surprise, ils ont vu leurs épreuves annulées par les autorités académiques. Une annulation considérée comme la goutte d’eau qui a renversé les vases et a suscité la grogne dans le chef des étudiants.

Sur le lieu de la manifestation, les étudiants revendiquaient l’organisation des examens de rattrapage pour, disent-ils, sauver l’année académique 2023-2024, avant d’aller en grève, comme c’est le cas avec d’autres institutions de l’enseignement supérieur de la place. Notamment l’IBTP Kisangani où le personnel a déclaré ne pas obtempérer au mot d’ordre de la grève, avant la délibération des étudiants en examens à la deuxième session.

Les témoins sur place ont indiqué que les étudiants en colère ont causé plusieurs dégâts matériels au sein de leur institution.  Ils ont confirmé qu’un véhicule a été brûlé, les vitres de plusieurs fenêtres et les portes des bureaux ont été caillassées, route barricadée et les pneus brûlés.

Joscar Tobaleke Epeko, le représentant des étudiants de l’IFA Yangambi, a affirmé que bien avant, les étudiants ont saisi le responsable de l’institution en vue d’échanger sur la tenue des examens. « Les étudiants avaient écrit une lettre pour échanger avec le responsable de l’IFA, pour savoir comment organiser les sessions puisque nous sommes grandement en retard. On pensait peut-être qu’on peut avoir une suite favorable dans cette situation, malheureusement on n’en a pas eu », a-t-il rapporté tout en précisant que la situation a alimenté la tension et occasionné tous les dégâts matériels enregistrés.

La situation a tellement dégénéré, ce qui a poussé Joscar Tobaleke Epeko à faire appel à la police. L’arrivée de cette dernière a permis de mettre fin à cette manifestation, en dispersant les étudiants par des gaz lacrymogènes et remettre l’ordre public. Les autorités académiques de l’institution facultaire des sciences agronomiques de Yangambi, IFA, ne se sont pas prononcées par rapport à cette manifestation et aux dégâts causés.

Par Vincent MASHAURI – Radio Ndenga News

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